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L'éditorial

RUDOLF VONLANTHEN
Député, Président APF/HEV Fribourg

Chères et Chers
Propriétaires fonciers,

Une statistique parue il y a quelques semaines montre une augmentation notable des logements vides en Suisse. La situation est, bien sûr, différente selon les régions mais le canton de Fribourg n’est, lui non plus, pas épargné par cette évolution négative, même si les loyers sont plus bas dans notre canton que dans l’ensemble de la Suisse. D’après un rapport récent du Conseil fédéral, la population suisse dispose d’une bonne offre en logements. Il y en a suffisamment de bonne qualité à des prix corrects. Pourtant, des députés PS ont exigé une loi encourageant la construction de logements pour que l’Etat mette des moyens à disposition dans ce secteur. La construction de logements relève du privé et il faut refuser tout appui financier ou ingérence de l’Etat, également au niveau fédéral. Il est incontestable qu’une certaine couche de la population a de la peine à trouver un logement adéquat sur le marché libre et qu’il faut l’aider de manière ciblée. Mais le soutien de l’Etat à l’immobilier résidentiel provoque des distorsions de prix et une incitation contreproductive à une surconsommation de surface habitable. Le chiffre des logements vides a continuellement augmenté en Suisse depuis l’année 2000. Il était de 4,7% en 2017 avec, à ce moment-là, plus de 60’000 logements vides. La situation sur le marché du logement s’est donc détendue, alors que de nombreux objets sont toujours planifiés et construits. Une suroffre amène une chute des prix sur le marché de l’immobilier, comme cela a déjà été le cas dans les années 1990. De 1975 à 1995, l’Etat a poussé à la construction de 130'000 logements, provoquant une suroffre. Nombre de ces logements n’ont plus pu être loués et l’Etat a subi une perte de plusieurs centaines de millions de francs.

Nous voulons moins d’Etat, surtout dans la construction de logements. Les investissements dans ce secteur ne doivent pas être encouragés par de nouvelles dispositions légales mais par une libéralisation des lois sur l’aménagement du territoire et les constructions. Le Conseil d’Etat et la majorité du Grand Conseil ont ainsi rejeté les exigences utopiques des députés PS.

Ansgar Gmür, notre directeur attentif et bien connu dans toute la Suisse, prendra, cet automne, une retraite bien méritée. Avec toute son équipe, il s’est attelé au développement constant de l’APF Suisse et à sa transformation en une entreprise innovante, moderne, forte et performante. Je remercie Ansgar de son immense et infatigable engagement pour le bien de tous les propriétaires fonciers et je lui souhaite santé, bonheur, bien-être et toujours autant d’humour. Ansgar est irremplaçable, il est seulement possible de lui succéder. C’est donc à son successeur, notre nouveau directeur Markus Meier, que je souhaite plein succès et satisfaction dans ses nouvelles fonctions.

Pour terminer je vous invite tous cordialement à participer à notre assemblée générale du jeudi 14 juin 2018 à 18h00 à Rue. A bientôt !